Alors que le nouveau ministère de la transition écologique se dessine, la pollution plastique d’origine pétrolifère s’impose en 2025 comme l’un des enjeux écologiques majeurs, menaçant la biodiversité, les zones montagneuses et la santé.
Des négociations sont en marche mais les chiffres restent alarmants. En France, on estime que 2,2 millions de tonnes d’emballages plastiques à usage unique sont mises sur le marché chaque année, mais seulement 27 % sont recyclées (Source : Ministères de l’Aménagement du territoire, de la Transition écologique, des Transports). Cette année, 17 tonnes de déchets ont été collectées en montagne par le collectif Mountain Riders malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics (Source : Le Dauphiné Libéré).
Face à cette urgence, qui peut réveiller les consciences ? Les médias et les collectivités locales deviennent des moteurs de cette lutte, en agissant sur le terrain et les mentalités.
En menant une communication forte et mobilisatrice, ils contribuent à transformer la prise de position écologique en un véritable engagement collectif.
Les médias, un levier puissant à ne pas oublier
Des campagnes télévisées aux réseaux sociaux, les médias jouent un rôle clé dans l’éveil des consciences.
Au-delà des reportages et des initiatives citoyennes relayées à grande échelle, certaines rédactions décident d’aller plus loin en mettant l’urgence climatique au cœur de leur ligne éditoriale. C’est notamment le cas de France Télévisions qui a lancé en octobre 2025, sa nouvelle convention climat et environnement pour réduire ses émissions de carbone (Source : CBNews). Le média s’engage à offrir des programmes plus sobres en carbone, une gestion responsable de ses activités et de ses outils numériques, ainsi qu’une mobilisation interne en faveur de la sobriété énergétique.
Dans cette dynamique, la rédaction avait organisé en juin dernier une soirée spéciale en direct de Nice, pour couvrir la conférence des Nations unies sur l’océan. L’objectif était de donner la parole aux décideurs et activistes afin de sensibiliser le grand public aux enjeux de la pollution plastique d’origine pétrolifère, de la surpêche et de la préservation des océans.
Les réseaux sociaux quant à eux, jouent aussi un rôle clé dans l’éveil écologique. Des campagnes vertueuses, comme #BeatPlasticPollution lancée par les Nations Unies, génèrent des millions d’interactions. Ce type de mouvement touche les jeunes générations sensibles à la limitation des emballages, au réemploi et au tri… À la fois visuel et émotionnel, l’écosystème digital transforme la prise de conscience écologique en un véritable élan collectif.
Cette communication influence aussi les décisions diplomatiques. Les négociations internationales de Genève portant sur le traité mondial contre la pollution plastique, bien qu’encore au point mort, ont fait l’objet d’une large couverture médiatique et d’une mobilisation internationale. Cette visibilité contribue à maintenir la pression sur les décideurs politiques, à s’intéresser aux alternatives aux plastiques polluants (bioplastique) et à rappeler que cette lutte se joue à l’échelle planétaire.
Les médias sensibilisent et mobilisent les citoyens mais comment aller plus loin ?
Si la communication éclaire, les collectivités locales transforment cette prise de recul en actes.
Cette année, elles sont au cœur de la mise en œuvre de la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC), qui impose une réduction de 20 % des emballages plastiques à usage unique d’ici fin 2025, dont la moitié via le réemploi et la suppression. (Source : Ministères de l’Aménagement du territoire et de la Transition écologique)
De nombreuses métropoles se distinguent déjà : Paris déploie un plan 2022-2024 antiplastique pétrochimique à usage unique dans les secteurs de l’alimentation, la boisson et les objets promotionnels. Lyon agit quant à elle pour limiter les bouteilles en plastique, conformément à cette règlementation. En parallèle, elles sont de plus en plus à multiplier les initiatives notamment en maintenant le lien direct avec les habitants, en créant un sentiment d’appartenance et des responsabilités communes.
Certaines accompagnent aussi les commerces vers la suppression des emballages jetables et mettent à disposition des fontaines publiques pour limiter la consommation de plastiques polluants.
Ces bonnes pratiques prouvent que la lutte contre ce fléau n’est pas seulement une affaire de politiques publiques, mais aussi une dynamique sociale et collective à activer dès le plus jeune âge.
Complémentaires, les médias donnent de la visibilité aux enjeux tandis que les collectivités mobilisent et ancrent ces messages dans la réalité du terrain.
Par Kelly Leotardi









